UNE DECISION N’EST NI BONNE NI MAUVAISE

Souvent, quand nous faisons face à un choix, nous abordons le problème de façon binaire : il sera soit bon, soit mauvais. Alors qu’en fait, la décision, au moment où on la prend, est un choix entre 2 potentiels. Aucun des 2 n’est prédéterminé, ils ne sont pas déjà écrits. Une décision est un choix fait à un moment donné, dans un contexte donné, avec l’information et nos filtres du moment. Nous pensons alors qu’il est le meilleur possible.

LA MANIÈRE D’ACCOMPAGNER LA DECISION EST PLUS IMPORTANTE QUE LA DECISION ELLE-MÊME

Si l’on considère qu’il y a une bonne et une mauvaise décision, cela signifie qu’on donne à cette décision la responsabilité de nous rendre heureux ou malheureux. Or notre épanouissement, notre bonheur, c’est nous qui les créons.

Il est important d’abord de réduire l’enjeu : parce que si l’on a l’impression de parier sa vie sur cette décision, on va se sentir extrêmement stressé par celle-ci. Si l’on a à l’idée qu’il y a une bonne et une mauvaise voie, on va avoir très peur de prendre la mauvaise. Et d’ailleurs, n’y a-t-il qu’une seule bonne voie possible ? Une voie qui me parait mauvaise, l’est-elle aussi pour un autre ? L’exemple des échecs, magnifiquement illustré dans la série Netflix « The Queen’s Gambit » (Le Jeu de la Dame), nous rappelle que toute décision ouvre une infinité de possibilités, et qu’un choix gagnant une fois, ne le sera pas forcément une seconde…

En coaching, nous essaierons toujours d’encourager le coaché à utiliser pour sa prise de décision non pas le moteur de la peur – je vais aller du côté qui me fait le moins peur – mais plutôt celui de l’envie – le choix du chemin qui m’attire le plus.

ACCEPTER L’AMBIVALENCE ET LE RENONCEMENT

Une décision sera prise avec d’autant plus de confort si on accepte qu’il y aura de l’ambivalence, avec un mix 50 / 50 de circonstances, de pensées, et d’émotions qui vont être plutôt agréables et plutôt désagréables. L’idée est d’intégrer que, quelque soit le choix, 50% de l’expérience sera facile à apprécier et à aimer, 50% relèvera du challenge, dont il sera plus difficile de s’accommoder.

Décider, c’est aussi renoncer. Et c’est là bien souvent la difficulté rencontrée par certains quand ils ont un choix faire. Pour éviter le caprice de tout vouloir, posons-nous plutôt la question : en disant « NON » à ceci, à quoi d’autre dis-je « OUI » ?

ON A LE DROIT DE SE TROMPER

Il est important de garder sa liberté individuelle, et de se dire que ce n’est pas parce que je me suis engagé dans une voie que je suis condamné à ne plus jamais changer d’avis. Si on le fait, il faut juste s’assurer qu’on le fait pour des raisons qui nous plaisent et qui ne fassent pas trop de tort aux autres. C’est plutôt la perception que l’on a de l’erreur qui sera un obstacle à la sérénité de la décision.

SORTIR DE SA ZONE DE CONFORT

Pour les personnes qui hésitent à décider, ou qui trouve que c’est difficile, on peut questionner leur inconfort. Préfère-t-on l’inconfort de ce qui est familier, le surplace ? Ou celui qui est de ressentir du doute et de la peur, celui qui fait avancer ?

Au sein de sa zone de confort, on ressent globalement plutôt des émotions agréables, de sécurité, de confiance, etc. En sortir, c’est aller au-devant d’expériences qu’on ne connait pas encore, et il faut avoir une bonne raison de le faire. Cela va nécessiter de développer des compétences, d’acquérir des connaissances. Et notre cerveau a beaucoup de résistance parce que cela demande de déployer des efforts et d’utiliser de l’énergie, qu’il met par défaut au service de notre survie stricte. Il choisit naturellement les solutions qui mettent le plus à l’abri de ce qui va nous déplaire.

Il n’y a pas de jugement à porter là-dessus, chacun a son rythme, son besoin de sécurité, et ses valeurs à nourrir.

L’IMPORTANCE DES PREMIERS PETITS PAS

La plus grande difficulté, c’est de croire qu’il faudrait être sûr pour décider. La compétence la plus importante consiste à avancer avant d’être sûr, à commencer avant d’être prêt. Faire un premier pas. La part de doute faiblira au fur et à mesure qu’on avance et qu’on recueille les informations qui manquaient, qu’elles proviennent de succès ou d’échecs. Les deux sont un apprentissage.

CONNAITRE SES OBJECTIFS

La seule clarté dont nous avons besoin au moment de la prise de décision, c’est de savoir ce que nous voulons et de quoi nous sommes responsables (les fameux objectifs « SMART » – Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporellement défini). On n’aura jamais la certitude du succès lui-même. Mais ce dont on peut être certain, c’est qu’on va déployer tous nos efforts et ressources pour y arriver.

Alors, quelle décision allez-vous prendre ?

 

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